Le reve de Cassandre (Cassandra's dream)

Ce n'est un secret pour personne, l'incorrigible new-yorkais vit une phase britannique intense et proche de l'obsession. Résultat, une vision désuète de notre vieille Europe, des jeunes gens qui passent leur week-end a pêcher a la campagne (vous en connaissez beaucoup, vous?!), une ville de Londres charmante, déserte et fleurie, et un 3eme film londonien qui n'a pas franchement lieu d'être.

Les questions posées par le Sieur Allen sont les mêmes que dans "Match point" (avec un coté papa moralisateur désagréable), certaines scènes sortent tout droit de "Scoop", avec la légèreté en moins, et le film s'éternise un peu.

Mais le bonus, c'est le duo incroyable que forment Ewan McGregor et Colin Farrell: leur fraternité est d'une évidence déconcertante. A croire qu'ils sont frères a la ville! Une belle rencontre de cinéma, en attendant le prochain épisode de « Woody en Europe » a Barcelone....

PS: J'oubliais! Le plus important: que serait un film de Woody Allen sans Woody Allen?! Sa verve manque cruellement dans ce Reve de Cassandre

Avis : * * *

Joyeuses funerailles (Death at a funeral)

Une comédie britannique drôle comme tout. Bien sur on ne peut s'empêcher de penser à Quatre mariages et un enterrement (sans les quatre mariages). Les acteurs ont l'accent british et traitent de la mort avec un flegme tout britannique. Ce huit clos multiplie les situations cocasses et quelques répliques bien senties.

Par contre on ne peut que regretter une réalisation inexistante, plate, sans vie, nada surf de ce côté là. Quel dommage...

Allez voir ce film avec un tarif reduit

Délicieuse comédie savourée un samedi après-midi d'automne... L'humour est décapant, irrévérencieux, grossier, et tellement efficace! Les éclats de rire fusent dans la salle.

Il faut dire que les acteurs s'en donnent a cœur joie: le petit ami de la cousine en proie aux hallucinations a cause d'un Vallium truqué, l'hypocondriaque obsédé par sa microscopique tache sur l'avant-bras, le grand-oncle handicapé et imbuvable, les rivalités entre les fils du défunt, et bien sur le mystérieux nain qui menace de révéler des vérités qui fâchent...

Que c'est bon, de rire aussi franchement!

Avis : * * * *

Le deuxieme souffle

Bon c'est vrai il y a de vraies gueules, parmi les plus belles du ciné français : Dutronc, Cantona (si, si je vous assure ce sont des acteurs), l'acteur qui joue le commissaire marseillais, il y a de vrais dialogues, la réalisation est bien en place. On se retrouve plongé dans les vieux films de gangsters à la française, la couleur en plus (et très travaillée qui plus est).

Au bout de deux heures trente les lumières se rallument, deux ou trois vieux se réveillent dans la salle...
Diable, pourquoi nous imposer une telle longueur alors qu'intrigue et ambiance auraient pu être ficelées en 90 minutes à tout casser?

Allez voir ce film avec un tarif reduit

Des répliques qui claquent, des gueules qui crèvent l’écran (et se font trouer face camera aussi), des costumes trois-pièces impeccables, une reconstitution des sixties à faire pâlir un musée… Une plongée intégrale – et presque brutale dans ce polar réalisé au cordeau.

Certes, le film est long, lent même… Mais c’est cette lenteur justement qui fait monter la pression, qui installe ces personnages venus d’un autre monde, qui permet au spectateur de savourer ce film nostalgique d’un cinéma disparu (sur des gangsters eux aussi disparus) et extrêmement moderne a la fois.

Mis à part la violence parfois gratuite, la dernière scène un peu too much et les cheveux blonds de Monica, le film est un sans-faute. Merci Daniel, Eric, Jacques, Michel, Nicolas et toute la clique.

Avis : * * * *